03.08.2008
Vive les vacances !
Voilà bien longtemps que je voulais publier une nouvelle note à vous faire partager ici...
Faute de temps, peu d'inspiration, peu importe les raisons, j'ai été moins prolifique sur mon blog depuis le début de l'année, le constat est là :-(
Heureusement, d'autres bloggers ont pris le relai sur la plate-forme Handica.com devenue Handicap.fr, pour aggrandir la communauté et la renforcer. Certains n'ont pas laché le clavier comme moi, et vivent au quotidien avec leur blogonite aigüe.
L'été raisonne avec vacances, et c'est justement l'objet de cette note estivale pour faire un peu de promotion, pour la nouvelle rubrique Tourisme du portail Handicap.fr
Cette note est l'occasion de vous montrer les nouvelles bannières pour cette rubrique, à diffuser largement sur votre site Internet ou sur votre blog.
Pendant vos vacances ou en rentrant, vous pourrez faire vos commentaires sur les lieux présents dans l'annuaire et en proposer de nouveaux.
Aussi, n'hésitez pas à en parler aux responsables des établissements où vous passerez : hôtel, chambres d'hôte, camping, centre de loisirs, musée, ou tout autre site touristique !
Si vous souhaitez diffuser des bannières Handicap.fr,
n'hésitez pas à poster un commentaire ici
ou à remplir ce formulaire.
03:02 Publié dans Citoyenneté – Politique, Culture, Etablissement – Vie associative, Parents-Familles, Sport-Loisir | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : handitourisme
25.09.2007
Apple Expo 2007 - Le retour d'Apple dans l'accessibilité numérique...
Bien que nous n'ayons pas encore réussi à convaincre Apple de devenir partenaire du portail Handica.com (cf. Le retour d'Apple dans l'accessibilité numérique), je ne manque pas de faire cliqueter les touches de mon bon vieux VAIO pour faire un peu de promotion en vous rappelant que l'Apple Expo démarre aujourd'hui à Paris...
C'est un événement à ne pas me manquer pour les nombreux fans de la marque et de ses produits. Il y a une dizaine d'années, j'étais toujours impatient d'y aller. Et puis je n'y suis plus retourné, depuis cette époque pendant laquelle la pomme avait perdu un peu de son goût. Enfin, pour mes papilles...
Depuis, je me suis équipé d'un Ipod à force de voir les campagnes de pub un peu partout, et en m'apercevant qu'avec un si joli gadget, j'allais épater tous mes amis en leur faisant partager ma Playlist lors de chaque soirée. Je me suis fait de nouveaux amis, le Ipod, c'est chouette, mais dommage j'ai plus le sou pour le Iphone maintenant... J'espère ne pas perdre mes amis :-(

Tout ça pour dire, qu'avec un baladeur numérique, Apple a bel et bien trouvé le moyen de reconquérir le coeur des consommateurs qui sont revenus nombreux vers le Mac, pour équiper leur chambre, leur bureau ou leur salon avec les plus beaux ordinateurs du monde.
Dans cette reconquête, Apple soutient le développement des usages pour les personnes handicapées avec des options intégrées dans le système d'exploitation Mac OS X, et avec le concours de sociétés innovantes et spécialisées.
Depuis 1996, David Niemeijer développe des solutions Macintosh pour des personnes handicapées. Il a débuté avec un clavier à l'écran "KeyStrokes" pour un ami qui est devenu tétraplégique à cause d'un accident. La première version de KeyStrokes est sortie sur Internet en 1998. En l'an 2000 , David lance la société AssistiveWare aux Pays-Bas pour assurer le développement technique et commercial de toute une gamme de produit dédiées aux personnes handicapés, dans le monde entier.
Depuis, Assistiveware a développé des solutions pour compenser un handicap moteur, visuel, ou un trouble de la parole. Toutes les solutions sont conçues en collaboration avec les utilisateurs, des techniciens et des thérapeutes. Cette société propose aujourd'hui une gamme complète de solutions pour les ordinateurs Apple.
Je vous conseille d'aller rencontrer David, ainsi que tous les intervenants qui participeront à l'événement organisé par l'association ceRHTic lors de l'Apple Expo, le mercredi 26 septembre 2007 de 14h à 17h.
"NUMERIQUE AU SERVICE DES PERSONNES EN SITUATION DE HANDICAP"
Voici le programme :
- Comment accéder à l’ordinateur : intervenant : M. Biard – responsable de la Plate-Forme Nouvelles Technologies de l’hôpital Raymond Poincaré de Garches (AP-HP)
- Comment et pourquoi utiliser un ordinateur pour communiquer : intervenant : M. Danigo – responsable du réseau nouvelles technologies de l’Association des Paralysés de France.
- Que produire avec un ordinateur en tant que personne handicapée : intervenant : M. Ortie – Responsable du service DRAC de l’Association Française contre les myopathies.
- Échange avec un concepteur de logiciels adaptés pour Mac : intervenant : M. Niemeijer – directeur de la société AssistiveWare.
- Que manque t il aujourd’hui au numérique pour les personnes en situation de handicap.
- Echange avec la salle.
Cette rencontre est ouverte à tous les publics, je vous conseille d'y aller nombreux...
Et comme je ne pourrai malheureusement pas m'y rendre, merci d'avance à tous ceux qui souhaiteraient me raconter ou m'envoyer photos ou vidéos... Je pourrai leur prêter un bout de mon blog...
Allez, je finirai bien par publier mes notes "Remington", et "Autonomic Rennes 2007"... Un beau jour, ou peut-être une nuit.
04:20 Publié dans Parents-Familles, Technologie, Vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (9) | Envoyer cette note | Tags : technologie, accessibilite, marques et entreprises
19.06.2007
Technologie et Handicap
Pour revenir sur la thématique favorite de mon blog, voici une note sur le sujet "Technologies & Handicap".
A cette occasion, je m'aventure sur un nouveau terrain en plaçant dans mon blog des confidences, et quelques expériences personnelles.
Finalement, il n'y a que sur les Blogs qu'on voit ça...
Handi-Techno pour quoi faire ?En lisant cette note, vous saurez pourquoi ce sujet me tient autant à coeur, et pourquoi le Tag "Technologie" sera sans doute le plus riche sur mon blog, dans les semaines, ou les années qui viennent...
Dès les premières années de ma vie professionnelle, j'ai été marqué par la phrase d'un de mes responsables, aujourd'hui à la retraite. A l'époque, je faisais mon service militaire "planqué" dans une association. Après avoir obtenu le diplôme de mon école de vente, mon service militaire marquait une pose obligatoire avant de pouvoir vivre pleinement mon envol dans le monde des affaires. Je ne me plaignais pas, j'avais évité le trelli, le Fa-mas, la boue et les bites au cirage. Certes, j'aurais préféré un piston pour partir à l'étranger bien payé dans une grande entreprise, mais je n'étais pas dîplomé d'une grande école, et en plus je ne parlais pas anglais...
Alors je me suis retrouvé à 20 ans dans un centre informatique pour les gamins handicapés, et je devais exliquer à leurs parents que si leur môme apprenait l'informatique, il aurait plus de chances de suivre une scolarité "normale", et d'avoir peut-être un jour un vrai travail, dans une vraie entreprise.
Quand les parents partaient, on se disait "Putain, comment il/elle va faire le/la petit(e) pour cliquer ?". Et quand les parents revenaient, à chaque fois "Randy", "Chloé" et les autres savaient cliquer, avec quelques bidouilles pour adapter la souris et les clics. Après quelques séances, ils arrivaient même à écrire sans avoir à maitriser l' indomptable stylo, ou à compter des pièces sans pouvoir les tenir. Ils profitaient des CD-Rom "Hadibou" pour faire des progrès à l'école en s'amusant, presque comme tous les autres enfants.
Je crois que pendant ces moment, j'ai eu l'impression de devenir magicien et vraiment de me sentir utile. Dans aucun autre job, je n'ai pu ressentir un tel plaisir, même en signant des gros contrats avec des gros clients...
Devant les médias, notre responsable disait quelque chose comme ça : "Sur la scène internationale, Handicap International influence les décideurs pour faire interdire l'usage des mines anti-personnelle (Avant le Prix Nobel pour la campagne). Dans les pays où les mines font de nombreuses victimes, Handicap International intervient pour monter des centres d'appareillage et pour former des professionnels, afin que les les victimes puissent à nouveau tenir debout. En France, nous n'avons pas de victimes de mines, mais nous souhaitons montrer que l'outil informatique est une prothèse technologique permettant un accès facilité à la communication, aux apprentissages ou à la vie professionnelle".Sur cette idée était née le centre Icom', et mon lien avec le "monde du handicap" était devenu incassable.
Depuis, j'ai vu tellement d'exemples démontrant que la Technologie et Internet sont devenues des outils indispensables pour compenser le handicap et pour rompre l'isolement, qu'il me parait indispensable d'encourager la recherche et les usages...
Aujourd'hui, avec Handica.com, c'est aussi un peu mon travail, c'est aussi une des raisons d'être de ce Blog.
21:30 Publié dans Parents-Familles, Technologie | Lien permanent | Commentaires (33) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : technologie, accessibilite
17.06.2007
Politique et Handicap : discours du Président Sarkozy lors du 47ème congrès de l'UNAPEI
En ce dimanche d'élection, cette note est consacrée au discours de Nicolas Sarkozy, qui a réalisé le week-end dernier, un discours de 30 minutes qui retrace les axes du projet présidentiel concernant le handicap.
Au delà des clivages politiques ou de mes opinions, il me semblait important d'écouter cette intervention et de vous inviter à le faire également.
Pour plus d'informations sur ce congrès :
Pour lire ou écouter le discours :
Ci-dessous, voici le texte intégral du discours.
crédit photo : Maud Salignat - UNAPEI
*****
Palais des congrès de Tours, le samedi 9 juin 2007
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Chers amis,
Je suis très heureux d'être parmi vous aujourd'hui,
Bien que nous soyons à la veille d'une élection, j'ai voulu m'exprimer devant vous aujourd'hui, car s'il est un sujet sur lequel on doit pouvoir s'exprimer au-dessus des clivages politiques, au-dessus de toutes les polémiques, c'est bien celui du handicap.
C'est pour moi à la fois un honneur et un bonheur de venir à votre rencontre. A la rencontre de vous tous qui incarnez l'idéal de solidarité et de fraternité qui grandit notre Nation.
Vous portez les intérêts des personnes handicapées mentales. Vous le faites avec courage et détermination. C'est pour la plupart d'entre vous le combat d'une vie, une lutte de tous les jours. Je veux saluer votre action.
Je veux saluer votre courage à vous, les personnes ayant un handicap. Je veux saluer votre courage à vous, les familles. Car devant les carences publiques, c'est vous qui avez le plus souvent pris les initiatives et réalisé ce qui constitue, de nos jours, la politique du handicap en France.
A défaut des initiatives publiques qui auraient pu être prises, c'est vous qui avez pris en charge ce problème, alors que vous aviez déjà à porter un lourd fardeau personnel.
La politique du handicap en France, c'est vous qui l'incarnez et qui portez avec amour ses valeurs qui sont le courage, la volonté et la dignité.
A ce titre, je veux vous témoigner la reconnaissance et la confiance de l'Etat. Je veux saluer votre militantisme, votre engagement de tous les jours.
Je veux que la société reconnaisse le travail remarquable de ceux qui, comme vous, se dévouent pour elle. Votre engagement est précieux. Il est souvent indispensable. Je veux transmettre cette valeur de l'engagement et pour cela valoriser le bénévolat. Ainsi, comme je l'ai annoncé, je donnerai des avantages concrets à ceux qui donnent de leur temps à la société dans les associations.
Aujourd'hui, je suis venu vous remercier, vous qui donnez un visage à une France solidaire et humaine.
Aujourd'hui, je veux m'adresser, à travers vous, à tous ceux que la vie n'a pas épargnés, à tous ceux qu'elle a parfois brisés. A travers vous, je veux m'adresser à ceux qui ont un handicap moteur, auditif, visuel, psychique, ou multiple, ceux qui souffrent d'une maladie invalidante. Je veux m'adresser à tous ceux qui en ont besoin, à tous ceux que les accidents de la vie ont abîmés au point qu'ils n'arrivent plus à se tenir debout tous seuls.
Je veux m'adresser à toutes les familles de France qui élèvent des enfants souffrant d'un handicap mental ou physique. Je veux m'adresser à tous ceux dont la souffrance morale et sociale s'ajoute trop souvent à celle du handicap. Je veux m'adresser à tous ceux qu'on a trop longtemps mis à l'écart et qui n'ont pas les mêmes chances que les autres parce qu'ils sont différents.
Cette France qui pour toutes sortes de raisons éprouve au fond une même souffrance, cette France, je l'ai souvent rencontrée. Je lui ai parlé pendant la campagne. Aujourd'hui je suis venu vous dire, qu'à présent que je suis élu, je ne compte pas l'oublier. Je ne compte pas vous oublier.
Au risque de vous surprendre, je ne suis pas venu pour apporter de la compassion. Car je sais que vous n'avez pas besoin d'être plaints. Je suis venu pour vous adresser de la considération, de l'attention et du respect. Je suis venu vous parler d'espoir.
Je suis venu vous dire qu'en tant que Président de tous les Français je mesure la lourde responsabilité qui m'incombe désormais.
La politique ne peut pas tout. Elle ne peut pas guérir les maladies inguérissables. Elle ne peut pas réparer les blessures de ceux que la vie a meurtris.
Mais la politique peut venir au secours de ceux qui avaient renoncé à espérer. Elle peut refléter ce qui est le vrai cœur de la vie des hommes et des femmes. Et avec vous à mes côtés, avec votre courage, avec votre dévouement, je sais que je pourrai tout entreprendre.
Pendant la campagne j'ai dit que je voulais avoir un discours de vérité. J'ai dit que je voulais parler des vrais sujets, de ce qui est vraiment important : la vie, la mort, la famille, la solitude, la maladie, la fraternité, l'espérance.
J'ai dit que je ne tolérerais ni l'immobilisme, ni la résignation, ni le renoncement. J'ai dit qu'avec moi, la politique redeviendrait l'art de tout rendre possible.
Avec vous à mes côtés, je sais que cette politique, je pourrai la mener.
Mes chers amis, je viens donc aujourd'hui vous parler avec mon cœur. Je viens vous dire que, pendant les cinq années qui viennent, pas un seul jour ne passera sans que je pense à vous. Car votre courage m'oblige. C'est en votre nom à tous que je mènerai une politique de solidarité, de justice, et d'amélioration permanente de la vie des hommes et des femmes.
Je voudrais commencer par vous dire ce que signifie, pour moi, le handicap. Vous le connaissez mieux que moi. Mais je voudrais quand même essayer de le définir.
Le handicap c'est la rencontre entre deux réalités. Entre un individu et la société. Il y a, d'un côté, les incapacités qu'une personne peut connaître. Mais il y a également, de l'autre côté, et on ne le dit pas suffisamment, l'inadaptation de l'environnement, c'est-à-dire l'inadaptation de la société.
Le handicap c'est donc, avant tout, l'attention portée par la société à l'ensemble de ses citoyens.
C'est pourquoi, pour moi, le handicap ne doit plus être considéré comme une situation d'exception, à laquelle il est répondu par des solutions d'exception. Le handicap doit être considéré comme une réalité ordinaire de la vie. Il doit être pris en compte à chaque fois qu'une initiative est prise, dans quelque domaine que ce soit.
Les personnes handicapées n'ont pas une place particulière dans notre société, comme cela leur est parfois signifié. Elles ont, de fait, toute leur place dans la société. A l'école, au travail, dans les loisirs : la place des personnes handicapées est au milieu des personnes valides, ni plus, ni moins.
J'ai la conviction profonde que le handicap enrichit celui qui le côtoie. C'est pourquoi j'ai toujours pensé que la société avait le devoir de garantir aux personnes handicapées les mêmes conditions d'existence qu'aux personnes valides, et à ces dernières, la chance de pouvoir apprécier le courage et la volonté des personnes handicapées.
Les personnes en situation de handicap interrogent à chaque instant notre société et ses lois. Elles ne l'interpellent pas seulement dans une logique de prise en charge, au même titre que l'on prend en charge un malade. Elles l'interpellent dans ce qu'elle a de plus profond, dans ses valeurs de liberté, de courage et de dignité.
Comme l'a écrit Primo Lévi, chaque jour est un cadeau quand on a la chance d'appartenir à la « race des survivants ».
De Ludwig van Beethoven, devenu sourd à l'âge de 30 ans à Toulouse-Lautrec, le handicap se mue en génie.
De Michel Petrucciani à Ray Charles, tous deux grands musiciens de jazz, le handicap nous montre la voie de la liberté.
De Pascal Duquesne, qui a reçu la Palme d'Or pour son interprétation dans le film le Huitième jour, à Alexandre Jollien, infirme moteur cérébral et philosophe, le handicap est une leçon de dignité et de fierté.
Avec le handicap, le carcan des convenances sociales, le déterminisme s'évanouissent pour laisser place aux rêves et aux espoirs.
Avec le handicap s'ouvre la possibilité de redécouvrir ses sens d'une autre manière.
Je veux favoriser les échanges, le respect, la tolérance et la rencontre humaine.
La culture est en particulier un mode de connaissance de la différence. C'est une manière de mieux appréhender le monde en général. C'est pourquoi je veux offrir un accès à la culture à ceux qui en sont souvent exclus du fait de leur handicap physique, sensoriel, mental ou social.
Je tiens à saluer toutes les initiatives qui y contribuent.
Je salue le Festival Vice & Versa qui met en valeur la langue des signes française, ainsi que l'ouverture à l'autre et au monde.
Je salue l'engagement de Rachel Boulanger, dont la sœur est handicapée mental, et qui a créé Orphée, un festival européen de théâtre qui fait jouer des personnes handicapées. (Elle a même été membre de votre conseil d'administration.)
Je salue les initiatives remarquables d'Ounissa Yazid, mère d'enfants handicapés et présidente de l'association Handi-Art.
Le plus fort des paradoxes réside dans l'exploit réalisé par ceux qu'en raison de leur apparente fragilité on qualifie de « handicapés ».
Je pense à Patrick Ségal, qu'un accident par arme à feu, en avril 1972, a contraint au fauteuil roulant. Mais loin de briser sa vie, cet accident, comme il l'écrit dans « L'homme qui marchait dans sa Tête », lui a ouvert de nouveaux horizons. Deux ans plus tard, il entreprend un tour du monde en fauteuil roulant, avant de continuer avec une brillante carrière sportive puis de s'engager dans des causes humanitaires.
Je pense à l'astrophysicien anglais, Stephen Hawking, tétraplégique. Bien que paralysé depuis plus de quarante ans par une terrible maladie dégénérative, il a effectué, plusieurs vols paraboliques. Pas plus tard qu'en avril dernier, il décollait du Centre spatial de la Nasa en Floride pour un vol en apesanteur.
Je pense à deux unijambistes, Dominique Benassi et Franck Bruno qui ont traversé l'Atlantique en 54 jours à la rame.
Chaque homme est en quête d'une frontière à franchir, d'une montagne à gravir. Le handicap conduit à l'héroïsme. Il libère de l'inutile.
Le handicap, c'est une leçon de courage, de volonté, de soif de la vie.
C'est pour cela que je suis convaincu que l'on ne peut rien faire de mieux pour apprendre à nos enfants les vraies valeurs de l'existence que de les faire vivre à l'école avec des enfants handicapés.
J'ai entendu vos préoccupations, Monsieur le Président, sur la nécessité de garder un secteur adapté pour ceux de nos enfants qui n'ont pas la capacité d'aller à l'école dite « normale ». Vous avez raison. Des places nouvelles sont à créer. Elles permettront aux jeunes concernés de bénéficier du « parcours de formation » que la loi leur a promis.
Mais je veux, aussi, que les enfants handicapés puissent être scolarisés avec les enfants valides dans l'école de la République. La moitié des enfants handicapés n'a pas accès à la même école que les autres enfants. Comment pouvons-nous accepter une telle injustice ? Comment pouvons-nous encore la tolérer plus d'un siècle après avoir créé l'école gratuite et obligatoire pour tous ?
Je rendrai donc opposable le droit de tout enfant handicapé d'être scolarisé dans l'école de son quartier. Cela veut dire qu'il y aura un accès simplifié et adapté à l'école pour tous les enfants pouvant être scolarisés en milieu ordinaire. Cela veut dire également que l'éducation adaptée doit contribuer à la scolarisation et le faire en étroite collaboration avec l'école ordinaire.
Je vous le répète et je le ferai. Car je suis convaincu que la scolarisation, c'est permettre que le regard porté sur le handicap change, que toute personne handicapée soit regardée et considérée comme un citoyen à part entière.
Voila, précisément, le sens que je veux donner à la politique du handicap en France.
Je mettrai en œuvre une politique qui donne à tous les hommes un statut et une place dans la société.
Je veux étendre l'égalité de droits à tous les domaines de la vie quotidienne.
Je veux favoriser l'accès des personnes handicapées aux établissements d'enseignement supérieur où elles sont trop peu présentes.
Je veux favoriser l'insertion des personnes handicapées dans le monde du travail. Ce sera une priorité. C'est pourquoi je renforcerai les efforts de formation. C'est pourquoi je multiplierai les passerelles entre le milieu protégé et le milieu ordinaire. Ce que j'ai dit, je le ferai parce que je vous le dois, parce que je le dois à la France.
Je suis choqué que des entreprises préfèrent payer une amende plutôt que d'embaucher des personnes handicapées. Avec 4% de travailleurs handicapés dans les entreprises, on est encore loin de l'objectif de 6% prévu par la loi. Le temps est venu de nous donner les moyens que cet objectif soit atteint. Le temps est venu que les entreprises prennent conscience que le handicap peut être un atout.
L'Etat doit être exemplaire. Nous ne pouvons plus tolérer que, dans les administrations, le quota de 6% ne soit pas respecté. Je ferai tout pour que le seuil de 6% soit atteint. Ce sera pour moi un impératif.
J'ai décidé de confier à Martin Hirsch l'expérimentation d'un revenu de solidarité active, c'est-à-dire une allocation qui permette de toujours garantir un vrai supplément de revenu entre celui qui travaille et celui qui ne travaille pas. Je veux qu'un même principe s'applique aussi aux allocations versées aux personnes handicapées. Ce n'est quand même pas normal que quand une personne handicapée accède à un emploi, ou en retrouve un, elle voie ses revenus diminuer.
Je veux que désormais en France, on encourage et on reconnaisse le mérite des personnes handicapées qui décident d'avoir un emploi.
Au nom de la solidarité, je me suis engagé à revaloriser le montant de l'Allocation Adulte Handicapé. Cette revalorisation permettra en particulier de soutenir ceux qui sont sur une trajectoire d'insertion.
J'ai voulu tout vous dire avant l'élection pour pouvoir tout faire après. Et je ferai tout.
C'est sur la foi de ces engagements qu'une majorité d'entre vous m'a témoigné sa confiance. C'est votre confiance qui fait désormais de moi votre obligé.
Je veux que la politique du handicap connaisse un second souffle. Je veux que sa rénovation soit visible. Je veux qu'elle apporte de vraies réponses.
Ces réponses sont de deux ordres.
La réponse à l'inadaptation de la cité aux personnes handicapées, c'est « l'accessibilité à tout et pour tous ». C'est l'accessibilité physique, l'accessibilité intellectuelle, l'accessibilité appliquée à tous les domaines de la vie de la société : à l'éducation, à la formation, à l'emploi, au logement, à la culture, aux soins, au sport, aux loisirs···.
Les personnes handicapées veulent étudier, travailler, faire du sport, aller au spectacle, au restaurant, au cinéma, avec les personnes valides. Pas à part ou à côté.
Ensuite, la réponse aux incapacités de toute personne c'est la compensation. La compensation peut être à la fois humaine, technique, financière···. J'ai compris vos inquiétudes Monsieur le Président. Quelles que soient ses formes, la compensation devra, avant tout, être l'expression d'un projet de vie.
La loi du 11 février 2005 sur « l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées » a été unanimement saluée par tous, car elle répond à ces deux exigences. Il n'y aura pas de moratoire dans l'application de ses dispositions. Il y aura au contraire une accélération.
Mon objectif premier est la mixité. L'accessibilité des transports et des bâtiments publics aux personnes handicapées sera donc une priorité absolue.
Je ne veux pas revenir sur les objectifs de la loi du 11 février 2005, qui sont ambitieux. Je ne veux pas non plus vous annoncer un texte de plus. Ce dont nous avons besoin aujourd'hui, c'est de mettre en œuvre une action résolue en faveur de l'accessibilité. Deux ans après le vote de la loi, comment se fait-il qu'il n'y ait pas encore de plan opérationnel dans chacun des départements de France ?
Chaque préfet devra donc établir avant la fin de l'année, avec l'ensemble des parties concernées, un plan d'action pour l'accessibilité assorti d'un calendrier de mise en œuvre. Je demanderai la même chose à chacun des ministres pour les bâtiments publics qui le concernent.
Je ne veux plus de droits théoriques. Je ne veux plus de déclarations d'intention. Je veux et je ferai tout pour que les droits reconnus soient enfin suivis d'effet.
Car je vous ai entendu, Monsieur le Président. Je vous ai entendu me dire que la loi du 11 février 2005 a fait naître de grands espoirs qui sont restés, jusqu'à présent, déçus. Je vous ai entendu me dire que les Maisons Départementales des Personnes Handicapées ne se mettent en place que lentement et laborieusement, qu'elles n'apportent pas encore tout ce qu'elles pouvaient laisser espérer.
Eh bien, je ne transigerai pas. Je ne laisserai pas cette importante réforme tomber dans les inerties des bureaucraties, les conservatismes, et les féodalités de toutes sortes qui si souvent paralysent l'action des gouvernants les mieux intentionnés.
Le handicap peut frapper chacun d'entre nous à tout moment. Ce n'est pas l'affaire des autres. C'est l'affaire de tous les Français. C'est notre solidarité nationale qui est engagée. Nous devons pouvoir être prêts à répondre au défi du handicap, quand il s'abat sur une personne et sur une famille. Nous devons être en mesure de répondre au défi de l'allongement de la vie et de la dépendance, qui est un défi majeur pour notre temps.
Je demanderai à Xavier Bertrand de mettre en place une cinquième branche de la protection sociale pour prendre en charge la dépendance.
Qu'est-ce que cela veut dire ? Cela veut dire que nous créerons, à partir de la caisse nationale de solidarité pour l'autonomie, et en concertation avec tous les acteurs du secteur, un organisme dont le but sera de préparer notre pays au défi de la dépendance. Cet organisme devra veiller à ce que, sur tout le territoire il existe les structures suffisantes pour prendre en charge les personnes en perte d'autonomie. Il devra garantir que nous consacrons suffisamment de moyens à cet enjeu.
Ainsi que vous l'avez tous demandé, je veux que nous supprimions la barrière d'âge, qui existe aujourd'hui dans la prise en charge des personnes qui ne sont pas autonomes.
N'est-il pas aberrant que les personnes handicapées soient obligées de changer de système de prise en charge lorsqu'elles atteignent 60 ans ? N'est-il pas inacceptable qu'une personne handicapée soit obligée de quitter le milieu de vie dans lequel elle a vécu de nombreuses années lorsqu'elle atteint 60 ans ? Alors même que l'on sait fort bien que cela peut être particulièrement désastreux pour les personnes dont le handicap est psychique.
Je veux que la France soit un modèle dans la prise en charge de toutes les personnes dépendantes.
Je veux que notre priorité soit de garantir le droit absolu au maintien à domicile pour tous ceux qui le souhaitent. Cela suppose de développer les aides ménagères ainsi que les aides médicales et paramédicales à domicile. C'est d'ailleurs un gisement d'emplois pour l'avenir.
Surtout, rester chez soi, dans le lieu que l'on a aimé, c'est une liberté fondamentale.
Ne pas être seul, être entouré de ses proches, de ceux qui vous aiment c'est encore plus important que d'être bien soigné ou bien nourri.
C'est pourquoi je veux que nous aidions les aidants familiaux à aider. Ce qu'ils accomplissent auprès de leurs proches est tout simplement extraordinaire. La vie est tellement dure, elle est tellement lourde quand on est isolé, quand les solidarités se distendent, quand il n'y a plus de solidarité familiale. Je me suis engagé à donner la possibilité à chacun de cesser temporairement son travail pour s'occuper d'un enfant ou d'un adulte handicapé. Je tiendrai cet engagement.
Mais je n'oublie pas celles et ceux dont le maintien ou le retour à domicile est impossible, au moins de façon permanente. Pour eux, des établissements d'accueil, permanent, temporaire ou en simple accueil de jour, doivent être accessibles.
Or, pour des pathologies lourdes, comme le polyhandicap, l'autisme ou les traumatismes crâniens, on sait depuis des années qu'il y a un manque criant de places en France. On sait que nombre de familles sont obligées d'aller jusqu'en Belgique pour placer leur enfant parce qu'elles ne trouvent pas d'établissement spécialisé dans leur région. Comment peut-on accepter de faire supporter cela à des familles ?
Comment peut-on accepter de laisser des parents dans la crainte de mourir avant d'avoir pu trouver une solution durable pour assurer l'avenir de leur enfant ?
Je veux que les familles soient rassurées. Je veux que chaque famille sache que ses proches seront pris en charge dans des conditions dignes et sûres qu'ils soient enfants, handicapés ou dépendants.
Je demanderai donc à Xavier Bertrand de lancer un nouveau plan de création de places et de développement de l'accueil pour personnes handicapées sur cinq ans. Je m'y engage devant vous aujourd'hui. Ce plan devra permettre de créer un nombre de places suffisantes pour mettre fin à l'attente qui mine la vie de tant de familles.
Si les Français me donnent la majorité dont j'ai besoin pour gouverner, je tiendrai chacun des engagements que j'ai pris envers vous.
Dans les circonstances actuelles, face à l'attente si forte qui s'est exprimée, tenir ses engagements est une exigence morale.
Ce que j'ai dit, je le ferai. Je le ferai dans la concertation avec les acteurs de terrain, avec les intéressés. Je le ferai malgré les obstacles.
J'ai été élu sur un projet. Ce projet je le mettrai en œuvre parce que c'est le mandat que j'ai reçu du peuple.
Dans la mise en œuvre de ce projet, il y a de la place pour vous, pour toutes les femmes et tous les hommes de bonne volonté qui aiment leurs proches et qui aiment leur pays.
La France que je souhaite construire, avec vous, la France que je construirai si les Français me renouvellent leur confiance, c'est une France qui ne laisse personne dans la détresse. Une France où l'Etat tend la main à l'enfant pauvre, au malade, à la personne handicapée. Une France où l'Etat donne à ceux qui n'ont plus la force de vouloir, l'énergie de vouloir de nouveau.
Je vous remercie de votre attention.
16:50 Publié dans Citoyenneté – Politique, Parents-Familles, Vie professionnelle | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : UNAPEI, politique
30.05.2007
ELECTIONS : Nicolas Sarkozy répond à Déclic
Dans la campagne électorale qui vient de s’achever, les difficultés, notamment financières, des familles avec un enfant handicapé n’ont que très peu été abordées. Cela a décidé la Magazine Déclic à poser aux candidats, en votre nom, quelques questions essentielles.
Bien que le secrétariat d'Etat aux personnes handicapées n'existe plus aujourd'hui, Nicolas Sarkozy souhaite mener quelques chantiers. Seront ils prioritaires ? La loi du 11 février 2005, passera-t-elle du droit virtuel au droit réel ?
Vous trouverez les réponses du nouveau président de la République sur le site de Déclic : Lire la suite...
Je profite aussi de cette note pour faire un Focus sur le blog d'un précieux soutien de Nicolas Sarkozy pendant sa campagne, qui semble rester actif après le résultat des élections : Frédéric Bouscarle.
Voici une présentation de Handi Pop' par Frédéric Bouscarle, en vidéo et en langue des signes, qui rassemble des militants en situation de handicap au sein de l'UMP :
Handi Pop' présentation frédéric
envoyé par Leblogdemarilyne
Pour en savoir plus, visitez le blog : http://objectifhandicap.blogpremium.com
Si vous connaissez des groupes de militants au sein des partis, merci de me les communiquer dans vos commentaires...
Et oui bientôt les élections, encore une occasion de vous mobiliser pour défendre vos idées ou celles des autres !
09:25 Publié dans Citoyenneté – Politique, Parents-Familles, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (1) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : langue des signes
04.03.2007
Un engagement, soutenir l'entraide
C'est la promesse de la Macif, avec son nouveau site Internet, Avec les Aidants
C'est aussi mon coup de coeur de la semaine dernière, car c'est un très joli site, avec de nombreuses informations pratiques pour toutes les personnes concernées.
Pour marquer l'importance du sujet, un chiffre suffit :
41%, c’est le pourcentage de Français qui déclarent avoir une personne en perte d’autonomie dans leur entourage, Lire l'article.
J'avais promis à Emilie Richard, en charge à la Macif du développement de ce site, d'écrire une note pour le faire connaître, voilà, c'est chose faite.
Et puisque nous parlons de la Macif, je ne peux pas m'empêcher de vous faire découvrir une autre initiative sur Internet, qui mérite aussi d'être connue.
Macifsourds, un service client en Langue des Signes
Dans la galaxie des sites Internet de la Macif, vous trouverez Macifsourds qui exploite depuis plusieurs années la visiophonie sur Internet pour dialoguer avec leurs clients sourds.
Aujourd'hui, le service est disponible depuis un téléphone portable. Pour revenir sur le sujet de ma précédente note "Telephonie mobile en langue des signes pour les personnes sourdes et malentendantes", je vous invite à venir rencontrer Jojo sur le site Macifsourds.mobi avec votre téléphone portable ou votre PDA :

18:00 Publié dans Citoyenneté – Politique, Parents-Familles, Technologie, Témoignage | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : technologie, langue des signes, Macif, mobile, marques et entreprises
15.02.2007
L'oeil bionique
Vous l'aurez sans doute compris en lisant mes premières notes sur ce blog, la recherche et les technologies me passionnent, de surcroît quand elles permettent réellement aux gens de vivre mieux, en réparant parfois les accidents de la vie (sans vouloir parler comme un assureur).
Je ne parle pas de mon Ipod, ni d'une écharpe parfumée au Chamalow, ou encore de panneaux publicitaires qui me diraient bonjour tous les matins, si j'avais acheté un véhicule de la marque (si, si, ça existe..).
Après les fauteuils roulants ou les ordinateurs guidés par la pensée, l'oeil bionique sera sans doute bientôt une réalité !
Dans le sillage de Nicolas Hulot, il suffirait que Jérôme Bonaldi écrive rapidement le "Pacte de la Technologie", puis qu'il le fasse signé par Ségolène, Nicolas, François et les autres, pour accélerer le mouvement...
Dans tous les cas, les enfants de vos enfants VERRONT certainement celà. Peut-être, leurs parents pourront VOIR leurs enfants grandir jusqu'à leur dernier jour, grâce à la technologie, dieu merci, merci aux chercheurs aussi !
Voilà pour mon introduction (il faut bien que je travaille un peu...), maintenant voici l'article concernant les résultats de ces recherches, après avoir eu l'autorisation par son auteur de pouvoir vous le faire partager ici :-)
L’œil bionique en vue ?

Du nouveau dans la course à l’œil bionique. Second Sight (Sylmar, Californie) vient d’obtenir un feu vert de la FDA (Food and Drug Administration) pour procéder à des essais cliniques de sa deuxième génération d’implants rétiniens, dénommée ArgusTM II Retinal Prosthesis System.
Un premier prototype a été testé entre 2002 et 2004, par l’équipe de Mark Humayun à la USC (University of South California) chez six volontaires aveugles. Cinq d’entre eux l’utilisent encore. Doté de 16 électrodes, cet implant restitue chez ces patients un semblant de vue, qui leur permet de détecter des mouvements et de repérer certains objets et obstacles.
L’une des améliorations affichées par le nouvel implant est la définition, puisqu’il comporte une grille de 60 électrodes. Celle-ci doit être appliquée contre la rétine, à l’intérieur de l’œil, sur les neurones ganglionnaires, ceux dont les prolongements (axones) forment le nerf optique. Les électrodes stimulent ces neurones de manière à produire une sensation d’image à très basse résolution. L’image de départ provient d’une caméra miniature intégrée dans une paire de lunettes. Après traitement numérique, l’information est transmise à l’implant, de même que l’énergie nécessaire à son alimentation, par induction magnétique.
Mais une équipe allemande dont les efforts ont commencé il y a huit ans semble avoir pris récemment une longueur d’avance. IMI (Intelligent Medical Implants), une société Suisse mais dont la matière grise se trouve à Bonn, a commencé à implanter son IRIS (Intelligent Retinal Implant System) dès la fin 2005. Quatre volontaires auraient testé en 2006 ce prototype, qui utilise une grille de 49 électrodes. Des essais cliniques devraient avoir lieu cette année en vue d’une mise sur le marché européen en 2008.
Une dizaine d’équipes au moins travaillent actuellement sur un projet d’implant épirétinal, qui semble être l’approche la plus réaliste, au moins dans un premier temps. D’autres solutions sont explorées, principalement la stimulation subrétinale (au niveau des photorécepteurs, par l’extérieur de l’œil), mais également la stimulation corticale et même la stimulation du nerf optique. Étrangement, tous ces efforts pourraient bien, à long terme, être rattrapés par des thérapies plus biologiques, géniques et cellulaires (cellules souches), qui sont également à l’étude pour le traitement des dégénérescences de la rétine.
Posted on sam. 20 janv. 2007 By Pierre Vandeginste
[ Merci Pierre ;-) ]
A lire sur son Blog, les commentaires sont intéressants :
http://aietech.com/leblog/2007/1/20/lil-bionique-en-vue-....
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Pour en savoir plus sur l'oeil, la cécité et les technologie, et sans être un spécialiste, je vous invite aussi à lire le T.P.E de Taoufik et Jonathan :
Voici l'intro, je ne résiste pas, et tant pis pour le copyright, ils sont bien ces jeunes ;-)
Problématique : Les aveugles pourront-ils revoir un jour, y’a t-il une piste d’avenir pour lutter contre la cécité ?
La vision artificelle n'est plus du domaine de la science-fiction. Avec actuellement plus de 38 millions de personnes non voyantes dans le monde, les chercheurs devaient trouver des solutions... Les principales recherches sont effectuées au Canada, aux Etats-Unis (The Boston Retinal Implant Project) et en Allemagne (Retina Implant AG ). De grands noms du domaine scientifique se sont attelés à ces recherches, comme Mark Humayun, Eugene De Juan...

Dans ce T.P.E. nous passerons en revue quelques solutions encore en cours de développement pour lutter contre la cécité, quelle soit accidentelle ou génétique.
Pour lire la suite : cliquez-ici !
23:50 Publié dans Citoyenneté – Politique, Parents-Familles, Technologie | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note | Tags : technologie







